Les Parisiens très prudents sur les antennes relais et le Wi-Fi

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Mandaté par le conseil de Paris, un panel d’une dizaine de citoyens parisiens, formés sur la question du danger des ondes, a fourni une liste de dix propositions où ils réclament l’abaissement du seuil d’exposition aux ondes électromagnétiques et l’absence de Wi-Fi dans les lieux publics.

Trois semaines après les conclusions plus que timides du Grenelle des ondes, c’est un panel de Parisiens missionnés par le Conseil de Paris qui dévoilent une liste de 10 recommandations sur le sujet si sensibles des antennes relais et du Wi-Fi.

Selon cet avis diffusé par la municipalité parisienne, ce groupe de 13 habitants, spécialement formés pour cette étude, est bien plus inquiet que les acteurs présents à la table ronde organisée par le ministère de la Santé puisqu’ils recommandent «  d’optimiser le réseau (technologie et implantation) pour atteindre un seuil de 0,6 volt/mètre ». Actuellement, le seuil d’exposition à Paris est fixé à 2 volts/mètre par la charte parisienne de téléphonie mobile négociée entre la Ville et les opérateurs.

Ensuite, cette « conférence citoyenne » réclame dans son rapport « la non-implantation des antennes relais à proximité des établissements scolaires et le non-usage des portables au sein d’établissements scolaires par les enfants ».
Partant du postulat que « le risque zéro n’existe pas », ces Parisiens vont même plus loin en souhaitant « des lieux publics sans ondes » et appellent à « privilégier dans les bâtiments publics (administration, bibliothèques, écoles, hôpitaux) l’utilisation filaire par rapport au Wi-Fi ».

Chez les Verts, on s’est bien sûr réjouit de ces conclusions. Contacté par l’AFP, Denis Baupin, adjoint à l’environnement auprès du maire de Paris, a surtout fait remarquer que ces recommandations n’avaient « rien d’intenable » et que le fait de revenir à un réseau filaire dans les bâtiments publics, ne remettait pas en cause « l’orientation numérique de Paris ».

Reste à savoir maintenant si la ville de Paris, les opérateurs et les établissements publics tiendront compte de ces propositions. Sans doute que la mise en place de « conférence citoyenne » dans d’autres grandes villes de France pourrait faire évoluer les choses, sur le plan national. (Eureka Presse)

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