L’Afsset recommande de réduire les expositions

Copie du communiqué de presse de l’AFSSET – l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail: Disponible ici http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/264098609003221287575149142226/CP_radiofrequencesVF_V2.pdf

Communiqué de presse

RADIOFREQUENCES :

L’Afsset recommande de réduire les expositions

Le 15 octobre 2009

Le rapport de l’Afsset met en évidence l’existence d’effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées par l’Afsset comme incontestables. Néanmoins aucun mécanisme d’action entre les radiofréquences et les cellules pour des niveaux d’exposition non thermique n’a été identifié à ce jour. De même le niveau de preuve épidémiologique concernant des excès de certaines tumeurs reste très limité. A contrario, un nombre important d’études ne rapporte pas d’effet particulier. Au total, le niveau de preuve n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé comme définitivement établis. Pour l’Afsset ils constituent des signaux indéniables.

Face à ces incertitudes l’Afsset considère qu’il convient d’agir et fait les recommandations suivantes :

Développer la recherche, pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient.

L’Afsset recommande de cibler en priorité les études épidémiologiques, ainsi que les études sur la reproduction, le développement de l’enfant et de répliquer des études qui montrent des effets biologiques. Elle recommande de prêter une plus grande attention aux aspects méthodologiques, et, en particulier d’affiner la caractérisation des expositions des populations, à commencer par celle des enfants. Elle met en lumière le retard pris sur la connaissance des effets sanitaires concernant les bandes de fréquences inférieures à 400 MHz et celles de plus de 2GHz, qui correspondent à des expositions professionnelles.D’autres hypothèses sont infirmées par cette expertise (perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, risque de neurinomes de l’acoustique, effet sur la mélatonine…).

Réduire les expositions du public.

Ce potentiel de réduction existe s’agissant de l’exposition aux radiofréquences. La priorité va au téléphone portable qui est la première source d’exposition du public. L’affichage intelligible du débit d’absorption spécifique (DAS) permettrait de privilégier les téléphones portables les moins exposants. Par ailleurs, l’Afsset recommande de rechercher les quelques points du territoire où les niveaux d’ondes de radiofréquences sont nettement plus élevés que la moyenne, de les cartographier et de proposer une procédure pour réduire les niveaux. Cette démarche s’inscrit dans une logique environnementale, où, dès lors qu’une exposition peut être réduite, elle doit être envisagée.

L’expertise menée par l’Afsset est inédite tant par l’exhaustivité des publications analysées que par la méthode et l’approche novatrice développée afin de la réaliser. L’expertise a recensé 3 500 références. Le travail a fait se confronter diverses écoles de pensées des scientifiques, des parties prenantes et des lanceurs d’alerte, notamment au travers d’auditions. Les sciences humaines ont été prises en compte dans le processus d’expertise. Enfin, pour la première fois un observateur issu du monde associatif aura suivi l’intégralité des débats.

Les autres documents de l’AFSSET:

Consulter l´Avis de l´Afsset (1 Mo)

Consulter la note de synthèse de l´Afsset (1 Mo)

Consulter le rapport de l’Afsset et ses annexes :

la couverture du rapport du l´Afsset (3 Mo)
le RAPPORT de l’Afsset (6 Mo)
l’Annexe 3.1 : Rapport Supélec « Mesures de champ de très basses fréquences à proximité d’antennes de stations de base GSM et UMTS » (0,5 Mo)
l’Annexe 3.2 « Bilan des systèmes d’exposition expérimentaux existants » (1 Mo)
l’Annexe 3.3 « Tableaux de synthese des publi effets biologiques » (0,3 Mo)
l’Annexe 3.4 « PV Auditions » (4 Mo)
l’Annexe 3.4 « Réponses auditions écrites » (4 Mo)

Consulter le communiqué de presse de l´Afsset (60 Ko)

Consulter la fiche « Définition des champs électomagnétiques » (95 Ko)

Téléphonie mobile : l’Afsset recommande une réduction des expositions aux ondes

Articles disponibles ici: http://www.zdnet.fr/actualites/telecoms

par Olivier Chicheportiche, ZDNet France. Publié le 15 octobre 2009

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Société – Si l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail reconnaît que la nocivité des émissions n’est pas prouvée, elle met en avant le principe de précaution.

Très attendu par les opposants à la prolifération des antennes pour téléphonie mobile, le nouvel avis de l’Afsset fait le point sur la nocivité supposée des émissions d’ondes électromagnétiques et sur les mesures préventives à prendre.

Rappelons que le gouvernement avait demandé en 2007 à l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail une « mise à jour » d’un précédent avis de 2005, qui concluait à l’absence de risque avéré des téléphones mobiles et des antennes-relais.

L’Agence a mené un travail de fond puisque ses experts ont examiné un millier d’études publiées depuis 2005 et a conduit aussi une trentaine d’auditions.

Pas de preuves mais…

Résultat des courses, les positions de l’Afsset évoluent quelque peu même si l’Agence prend soin de ne pas se mouiller. Si « le niveau de preuve n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé comme définitivement établis, (…) ils constituent des signaux indéniables ».

Le rapport « met en évidence l’existence d’effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées par l’Afsset comme incontestables ». « Néanmoins, aucun mécanisme d’action entre les radiofréquences et les cellules pour des niveaux d’exposition non thermique n’a été identifié à ce jour ».  Avec ça…

Reste que « face à ces incertitudes l’Afsset considère qu’il convient d’agir » et recommande de « réduire les expositions du public ». Et de poursuivre : « La priorité va au téléphone portable qui est la première source d’exposition du public. L’affichage intelligible du débit d’absorption spécifique (DAS) permettrait de privilégier les téléphones portables les moins exposants ».

Du côté des antennes-relais, « l’Afsset recommande de rechercher les quelques points du territoire où les niveaux d’ondes de radiofréquences sont nettement plus élevés que la moyenne, de les cartographier et de proposer une procédure pour réduire les niveaux ».

Une facture de plusieurs milliards pour les opérateurs

« N’attendons pas que les signaux deviennent des pathologies pour avancer dans la réduction des expositions », a déclaré Martin Guespereau, directeur général de l’Afsset, pour qui « il faut se poser les bonnes questions dès aujourd’hui », sans attendre des certitudes.

La proposition de l’Afsset de « proposer une procédure pour réduire les niveaux » des antennes-relais aura néanmoins un coût.

Selon une étude Sia Conseil, l’abaissement des seuils d’émission des antennes à 0,6 V/m coûterait entre 3,6 et 7 milliards d’euros. Par ailleurs, les coûts d’exploitation additionnels seraient de l’ordre de 800 millions à 1,6 milliard d’euros par an.

Sur une période de 3 ans, les investissements et les coûts d’exploitation seraient compris suivant le scénario a minima entre 6 et 12 milliards d’euros.

Pas sûr que les opérateurs soient prêts à de tels investissements. D’autant plus que cette mesure se répercuterait sur la facture du consommateur qui augmenterait de l’ordre de 9 à +17 % selon Sia…

En guise de réaction, l’Afom, l’association française des opérateurs mobiles « souhaite que ces documents éclairent le débat et ramènent de la sérénité, en particulier sur les antennes-relais« .

L’association « entend que l’information et la concertation locale doivent être améliorées. Les opérateurs sont prêts à le faire sur le terrain avec les Maires et avec l’Etat.
L’Afom entend également la recommandation de l’Afsset de réduire les expositions aux ondes radio de façon globale. Cette recommandation s’applique, en premier lieu, à la principale source d’exposition, le téléphone mobile, en utilisant par exemple un kit oreillette« ….

Concernant les antennes, l’Afom estime que la recommandation « s’applique également aux quelques points « atypiques » du territoire où l’exposition globale aux ondes radio est nettement plus élevée ». Pas sûr que les associations anti-antennes soient d’accord avec ce point de vue.